mercredi 24 octobre 2012

Religieusement... ou non!!


Les matins sont fatigués de renaître dans une aube trop fragile pour soulever mes craintes et mes espoirs.  Je respire sans y croire, esseulé et enivré par les fissures de mon passé et l’imprévisible tornade d’un possible futur. Dans la révolution de mon âme à l’oxygène comateuse, je porte des enfants déicides qui s’accouplent avec des anges athées. Le soleil se fout de ma gueule et me violente par tout les orifices, comme un amant égoïste épris de sa propre jouissance. Moi qui suis de brume et de neige,  je voudrais tant que la pluie me crache son hémorragie au visage.  Je divague et déambule entre l’effroi et l’ennui dans ma cathédrale 100 fois trop timide pour mes envies d’océan.  Entre deux abîmes, mes souvenirs perdent la mémoire.  Alors finalement, quand le ciel est bercé par la nuit, les anges ont les pieds sales et les poèmes sont en manque d'amour…

lundi 23 janvier 2012

L'Opéra Des Oiseaux

Moi... Blessé par tes blessures
J’espérais tes engelures
Toi... Souffrant de mes souffrances
Tu contemplais mes errances
Dénudés par nos fractures
Nos univers se capturent
Et nos chaos se chantent romance
L’Amour crie en nous: « vengeance »!
Mais certains pointent nos fissures
D’autres érigent pour nous des murs
Pour taire tant de véhémence
Éteignons-nous par défiance

Et on dira: « Ainsi soient-ils »
Ces garçons au coeur d’argile
Libérés par l’étreinte du sang
Qu’on leur dédie un gisant
Le meilleur, le pire sont exil
Le compromis fût notre île
Au diable les promesses du temps
Si tout nos maux sont monuments
La cible du bonheur tranquille
A ignoré nos projectiles
Trop sensibles aux ombres d’avant
Nous repeignons le firmament

L’amertume de notre histoire
Vous giflera dans vos mémoires
La noire colombe, le blanc corbeau
Brûleront sur vos drapeaux
Ayant la lune comme balançoire
Nous danserons au vent du soir
Nos coeurs fracassant leur vitraux
L’Amour scintilla tel un joyaux
Mais vos opprobres firent échoir
Les « peut-être » de nos espoirs
Et de la pointe d’un digne couteau
Naquît l’opéra des oiseaux

Malices Au Pays Des Horreurs

Sitôt la tête sur l’oreiller
Vers l’Autre Monde, je trépasse
Je ne veux pas y pénétrer 
Mais voila, j’y tombe en disgrâce
De jolies fleurs veulent m’étrangler
L’opium des snobs me surpasse
Je ne peux plus me réveiller
Je cours le temps, je perds l’espace
Un fou me pourchasse de son thé
Je vais bientôt boire la tasse

Je déambule dans l’eau bénite
D’une religion sans sacristie
Et lorsque je grandis trop vite
D’affreux jumeaux souillent mon Q.I.
Dans ce 3x plus qu’explicite
J’ai l’abdomen qui rétrécie
Et une drag-queen me décapite
Faute de m’avoir dans son lit
Un félin rose m’en félicite
Et je plonge dans ses 9 vies

La où commencent mes cauchemars
Les arc-en-ciel perdent leur couleurs
Ma peau se parfume de brouillard
Et mes larmes n’ont plus d’odeur
Mon reflet divorce du miroir
Où mon ombre est morte de peur
La folie épouse le bizarre
Le lapin se fait porte-malheur
Et j’intitule cette histoire
Malices au pays des horreurs

Princes Charmés

Ses paroles sont des courtisanes
Ses gestes désarment les armures
Et lorsqu’il dénoue son pagne 
Les visages se défigurent
Il fait le fier, se pavane
Explore le mâle sous toutes coutures
Mais à quoi rêve ce nymphomane?
Qu’on mette un baume sur ses blessures

Ces messieurs du sexe fou
Recherchent le parfait Adonis
Qui leur offrira ses bijoux
En acceptant tout leurs caprices
Croient-ils vraiment qu’un jeune loup
Renoncera à son avarice?
Et ils s’endorment sans rendez-vous
Face au vide de leur précipice

Au jeu des princes charmés
L’affection est en détresse
On est prêt à s’entretuer
Pour la récolte des caresses
Tant pis pour les assoiffés
Qui doivent proscrire la tendresse
L’amour s’est-il encore effacé?
Et c’est là que le bat blesse

1, 2, 3, suivez-moi au fond des bois
4, 5, 6, je vous promets bien des délices
7, 8, 9, ils seront joyeux les veufs
10, 11, 12, êtes vous prêt pour la partouze?

Fascination

Si tes étoiles vers moi convergent
Je serai ciel de tes fredaines
Que ma chaumière soit ton auberge
Et ma bouche soit ta fontaine
S’il faut que tu t’y submerge
Dans mes eaux pures comme laine
Mais point pour autant vierges
Comme le coeur de Marie-Madeleine
Car je corromprai ton cierge
D’un souffle à en perdre haleine

Puisque tout nos contraires satyres
Ont tant de charmes à revendre
Je me fais esclave et martyr
Afin de te laisser répandre
En moi l’ange athée qui transpire
Et ton vin vient me surprendre
Quand tu me baptise de tes désirs
Tu pourrais bien me pourfendre
Mais je vénère ton Céleste Empire
Lorsqu’Il me réduit en cendres

Mon élixir, mon addiction
Sache que par amour pour toi
J’invente une nouvelle religion
Défiant toutes les lois
Au nom de la séduction
Je me chauffe de ton bois
Soumets-moi à ta tentation
Puisque le mâle est roi
Mon ultime fascination
Qu’on me crucifie sur toi

Et claque ton fouet
Sur le satin de mes fesses
Je t’offre sans regrets
Tout mes cris d’allégresse
Et trempe ta plume
Au creux de mon sang
Toi... Entre mes lunes
Brûle-moi ton encens

Nous Étions Une Fois...

Entre le vide et l’irréel
Gisent nos âmes désemparées
Aphrodite n’étant point cruelle
Qui nous inflige cette calamité?
Si la douleur nous ensorcèle
D’une magie aux heures embrumées
Les maux d’amour sont éternels
C’est une triste réalité

Ils sont monté sur l’échafaud
Tout nos « je t’aime à la folie »
Tout leur fantômes chantent en écho
« je t’aimerai à l’infini »
Si c’est le temps des longs sanglots
Alors qu’il en soit ainsi
Même les romans les plus beaux
Ont leur part de tragédie

Oh mon amour, nous étions une fois
Toujours l’amour, parfois la guerre
Jamais victimes mais souvent proies
De nos tentations et nulles prières
C’était notre histoire et vois
Les pages partent en poussière
Le bonheur, c’était autrefois
Mais que s’est-il passé hier?

La Mort Vous Va Si Bien...

Moi si méprisant naguère
Aussi cinglant qu’un monastère
Je vous assommais de misère
J’ai su votre long calvaire
Tandis que mon âme austère
Maudissait votre baiser d’hiver
Mais à l’amour comme à la guerre
Nous voilà maintenant frères

Ah! Mon homme de crocs, mignon
Que j’aime nos effusions
Vermeil sont nos oraisons
Quand se déverse à gros bouillons
Notre hémoglobine passion
Enclave de notre union
Exsangue par adoration
J’ai de la veine à profusion

Adieu, adieu à mon destin
Désormais, le vôtre est mien
Quand votre puissance m’étreint
L’amour est viril et sanguin
Votre pieu au creux des reins
Je fais fi des temps anciens
Vous, mon précieux gardien
La mort vous va si bien

Nous sommes 2 anges irréels
Dont on a coupé les ailes
Dans la danse des violoncelles
Chantant leurs hymnes mortelles
Explosent nos coeurs de dentelle