lundi 23 janvier 2012

La Mort Vous Va Si Bien...

Moi si méprisant naguère
Aussi cinglant qu’un monastère
Je vous assommais de misère
J’ai su votre long calvaire
Tandis que mon âme austère
Maudissait votre baiser d’hiver
Mais à l’amour comme à la guerre
Nous voilà maintenant frères

Ah! Mon homme de crocs, mignon
Que j’aime nos effusions
Vermeil sont nos oraisons
Quand se déverse à gros bouillons
Notre hémoglobine passion
Enclave de notre union
Exsangue par adoration
J’ai de la veine à profusion

Adieu, adieu à mon destin
Désormais, le vôtre est mien
Quand votre puissance m’étreint
L’amour est viril et sanguin
Votre pieu au creux des reins
Je fais fi des temps anciens
Vous, mon précieux gardien
La mort vous va si bien

Nous sommes 2 anges irréels
Dont on a coupé les ailes
Dans la danse des violoncelles
Chantant leurs hymnes mortelles
Explosent nos coeurs de dentelle

Ne Sois Pas Poussière

Comme ton fil de vie tranché
Mon âme se balance au vent
Nul n’échappe à sa destiné
Mais ce destin est accablant
Tu m’as promis l’éternité
Souvient-toi de ton serment
Pour que tu puisse l’honorer
Il faut que tu sois brûlant

Pendant que toi tu manges
Les roses par la racine
Moi, ça me dérange
D’avoir les doigts pleins d’épines
La peine, c’est parfois étrange
Tel un cri de glycérine
Et mon coeur hurle pour un ange
Dont l’empreinte d’amour m’assassine

Ne sois pas poussière
Sans toi, la vie est décombres
Il me faut ta lumière
Pour dissiper la pénombre
Ne repose pas en paix
Et veilles sur mon sommeil
J’ai froid en notre palais
Reviens-moi, oh Soleil!

Si j’accepte de rendre nos heures
Viendras-tu cueillir les fleurs
Qui ont poussé dans mon coeur
Toi ma gloire, mon amour, ma douleur?

Larmes De Sang

En la langueur du comfort
Où nous étions installé
Tel un conquistador
Le crépuscule s’est immiscé
Et ma mémoire explore
Ce qu’elle refuse d’oublier
Malgré tout mes efforts
Pour l’en empêcher
Vieille-Femme-La-Mort
De ses lèvres glacées
Sans le moindre remord
Froidement t’a embrassé

J’ai invoqué Pandore
Face à cet état d’impasse
Que l’Espoir sauve ton sort
Prêt à toutes les audaces
Vieille-Femme-La-Mort
Cette garce de première classe
Sans le moindre remord
A délivré sa menace
Je guette en vain l’aurore
Tu n’es plus la, hélas
Mais moi, je t’aime encore
Et mon sourire fait des grimaces

Et mes roses blanches
Sont tâchées du sang
De la douleur et des larmes
Que je verse en silence
Des larmes de sang
Qui emportent mon âme
Et lentement l’entraîne
Vers l’infini désespoir
Du deuil de l’amour
Qui à toi m’enchaîne
D’un sombre: « au revoir »
J’attendrai ton retour

Mon Amour Sangsuel

Comme un nu de maître au Louvres
Je collectionne tout tes émois
Tes pulsions en moi s’entrouvent
Réclament ma chair pour tes repas
Quand il faut que tu me prouve
Que tu es le mec plus ultra
« Et nos garçons se découvrent
À l’âge tendre des premiers ébats,
Attirés par le loup, non par la louve »
C’est ce qu’en dirait Papa

Fais de moi ta chapelle ardente
Pries tout mes sens dessus dessous
Lorsque ta foi en moi augmente
Confesses-moi tout tes remous
Viol mon âme si ça t’enchantes
Mais dévores-moi à pas de loup
Emportés dans notre tourmente
Lorsque « je t’aimes » devient tabou
L’amour est un bas de soie lavande
Et nous irons jusqu’au bout

Mon amour sangsuel
Toi et moi ne faisons qu’un
Une alliance fraternelle
Tout à fait hors du commun
En moi, ton plaisir ruisselle
Semblable à nul autre aucun
Nos étreintes sont torrentielles
Inondes-moi de tes parfums
Au pays des Immortels,
Je connais tout tes emprunts

La Forêt D'Automne

Quand les feuilles virent au rouge
Dans la forêt, je m’évade
Et un loup m’y retrouve
Il me dit: «fais-moi l’embrassade »

Et les feuilles virent à l’orange
Comme le feu brûlé par l’eau
Mon loup à l’amour étrange
Il s’enlise en moi, tout chaud

Et les feuilles virent au jaune
Quand les fées bercent les centaures
Mon loup devient faune
Là, il m’aime encore plus fort

Les voila brunes et asséchées
Ces feuilles qui ont tombé
Et ce loup qui m’a aimé
Me dit: «Tu dois t’en aller
Car la morsure de l’hiver
Te blessera, petit frère
Aime-moi dans tes prières
Je t’attendrai au sanctuaire »

La forêt d’automne m’a possédé
La forêt d’automne, j’y retournerai
La forêt d’automne... Ensorcelée
La forêt d’automne, jamais n’en reviendrai...

dimanche 22 janvier 2012

Un Dimanche avec ou sans fées...

Debout dans la mare, je combats des cygnes, et sur la berge, Alice fourre le lapin blanc en lui cassant les dents à coup de théière. Hansel pousse Gretel dans le four et se sauve avec les bonbons. Le ciel déchire la dentelle de ses jupes grises et se met à pisser du caramel dans la rivière des rêves abimés. Ce soir, le crépuscule sera cru comme la puberté d'un garçon qui explose dans une robe de mariée au moins 3 tailles trop petites. J'avale des chrysanthèmes et je saute en bas des ponts. La lune va sourire même si l'amour n'est pas au rendez-vous...

jeudi 12 janvier 2012

Comme un livre...

Trop souvent, nous sommes comme un livre... la plupart des gens ne voient que notre couverture. Au mieux, ils lisent notre résumé ou bien se fient à la critique que d'autres font de nous. Hélas, très peu d'entre eux prennent le temps de vraiment lire notre histoire...